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Banfora s’auto évalue

Published on: 29/08/2019

La commune de Banfora a fait, le 30 juillet 2019, une revue à mi-parcours de ses projets et programmes d'eau et d'assainissement et s'est donné comme objectif un taux d'exécution d'au moins 80% en fin d'année.

La commune de Banfora a tenu le mardi 30 juillet 2019, avec l'appui d'IRC Burkina, un atelier sur la revue à mi-parcours de ses projets et programmes d'eau potable et d'assainissement.

Image 1 du Rapport à mi-parcours

Cette activité d'une journée, présidée par le maire dans la nouvelle salle de réunion, a connu la participation de la majorité des partenaires dont les services techniques déconcentrés de l'Etat, les forces vives de la commune, des associations et Organisations non Gouvernementales tels que WaterAid, CRS (Catholic Relief Services), Water4 et IRC Burkina. La mairie voulait à travers ce canal faire un bilan de la mise en œuvre de son Plan de Travail et de Budget Annuel (PTAB) de développement de ses services publics d'eau potable, d'hygiène et d'assainissement et se donner de nouvelles directives selon le niveau d'exécution et les priorités de l'année 2019.

Un PTAB à cinq axes

Elaboré en février 2019 pour un coût global de 2,7 milliards de FCFA, le plan de travail budgétisé annuel eau et assainissement de Banfora comporte cinq axes définis selon la vision du plan stratégique de la commune. Ces différents axes portent sur l'accroissement de la performance institutionnelle de la mairie, l'accès universel à des services améliorés d'eau potable, l'accès universel à des services adéquats d'assainissement des eaux usées et excrétas, la gestion professionnelle des services AEPA et le renforcement des capacités de participation citoyenne.

L'anticipation et la budgétisation comme principaux obstacles

L'élaboration du référentiel, plan de travail annuel budgétisé, pour les services d'eau et d'assainissement a connu deux mois de retard. Le manque d'anticipation en aval de ce retard a eu un impact négatif sur la réalisation et le suivi des activités et la budgétisation.

20% de taux d'exécution physique

Le taux d'exécution physique est estimé à 20%. Même si cette valeur est faible pour une revue à mi-parcours, les partenaires rassurent quant au respect de leur engagement envers la commune pour l'année 2019. On retient la réalisation, au cours de ce premier semestre, de 02 points d'eau, de 120 latrines et de 111 ouvrages de collecte d'eau au niveau des ménages. IRC et la Fondation Conrad Hilton ont aidé la commune à élaborer un diagnostic organisationnel de son service technique Eau-Hygiène-Assainissement. Aussi l'établissement d'un diagnostic approfondi des ouvrages d'eau potable, est en cours, pour aider à identifier les travaux d'entretien et de modernisation nécessaires. Il est de même pour le renforcement des capacités des citoyens et des consommateurs au niveau communal. Ajoutée l'animation du présent atelier, IRC a soutenu à plus de 17 000 000 FCFA la commune ces six premiers mois.
Le niveau d'exécution financière lui est de 2% et est dû à l'absorption du budget de grands travaux de l'office nationale de l'eau et de l'assainissement (ONEA) qui n'ont pas encore démarré.

Des leçons pour la suite de l'année

Ce bilan a permis de tirer des leçons afin de mieux planifier les actions à venir parmi lesquelles la nécessité d'organiser le service technique en charge de l'eau et de l'assainissement afin qu'il soit à la hauteur des ambitions. Il est également prévu la quantification des performances permettant d'apprécier les progrès observés. La commune entend mobiliser des ressources financières pour subventionner les branchements privés en milieu rural tout comme en milieu urbain et augmenter sa contribution pour le secteur de l'eau et de l'assainissement. L'objectif étant d'atteindre un niveau d'exécution d'au moins 80% en fin d'année.

Image 2 du Rapport à mi-parcours

Entre satisfaction et renouvellement des engagements des acteurs

À la sortie de cet atelier, les différents acteurs ont certes souligné les insuffisances notoires mais ont réaffirmé leur volonté de travailler à atteindre de meilleurs résultats pour le semestre à venir.
« Cet atelier est un motif de satisfaction au regard du niveau de participation des partenaires techniques et financiers qui ont tous répondu présents. Le taux d'exécution n'est pas aussi élevé qu'on l'aurait voulu mais la machine est en route. Malgré le retard accusé dans l'élaboration du plan, on a pu atteindre ce niveau de mise en œuvre. Aussi notre collaboration avec les partenaires se renforce grâce à ce cadre d'échange et de suivi. Ceci nous conforte dans notre engagement de faire de la commune de Banfora, une référence en matière d'eau potable et assainissement. » Souligne Aboubacar HEMA, maire de la commune de Banfora.

A la Direction Régionale de l'Eau et de l'Assainissement des Cascades on pense, par la voix du chef de service Abdoulaye BARRO, que « l'élaboration et la revue des projets et programmes au niveau communal est salutaire pour la coordination régionale et nationale en ce sens qu'elle permet de maitriser les interventions et d'éviter les réalisations anarchiques. Nous réitérons notre engagement à accompagner la commune et nous nous engageons à divulguer ces bonnes pratiques auprès des autres communes de la région et à les inciter à suivre ces pas ».

La commune de Banfora a organisé avec l'appui de ses partenaires un bilan à mi-parcours du plan qu'elle s'était définie pour l'amélioration de l'accès à l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement en 2019. Un retard dans l'élaboration du plan s'est significativement répercuté sur l'exécution physique et financière. Les partenaires et les autorités communales au sorti de cet atelier ont pu mesurer l'ampleur du retard et pris des engagements pour atteindre au moins 80% d'exécution le semestre prochain.