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Journées scientifiques de l’eau et de l’assainissement : Faut-il boire tous les eaux en sachet ?

Published on: 27/03/2014

Boire une eau en sachet: un geste dangereux?

Les premières journées scientifiques sur l''eau et l'assainissement organisées à Ouagadougou, les 16 et 17 janvier, se sont penchées sur la qualité des eaux minérales et des eaux en sachet vendues au Burkina Faso. Si les spécialistes n’interdisent pas la consommation des eaux en sachet, ils préconisent une grande prudence.

Depuis une dizaine d’années on assiste à la prolifération des marques d’eau « minérale » en sachet. Malgré une étude parlementaire conduite au milieu de la décennie 2000 qui révélait que plusieurs marques d’eau en sachet étaient au mieux « non minérale » et au pire non potable, la tendance la consommation est en hausse croissante. Après la ville où elles sont omniprésentes, les marques font une percée importante en milieu rural.

Pourtant, un grand nombre d’entre-elles sont de qualité douteuse voire non potable comme l’a révélé une étude du Laboratoire National de Santé Public (LNSP), présentée au cours des journées scientifiques sur l’eau et l’assainissement, par Moustapha Ouédraogo.

Le laboratoire invite les consommateurs à privilégier l’eau du robinet qui est contrôlée à plusieurs reprises par jour. Cependant, il ne met pas toutes les marques de sachet dans le même sac. Pour Moustapha Ouédraogo, le consommateur peut prendre certaines précautions simples pour savoir si l’eau vendue est produite dans le respect d’un minimum de règles de sécurité. Une eau de qualité comporte nécessairement les informations suivantes sur son emballage : le numéro du lot de production, la date de conditionnement et la date d’expiration.

Outre la vigilance  du consommateur, le Pr Alain Nindawa Sawadogo, de l’Université de Ouagadougou propose des mesures fortes de régulation de ce commerce. « Il faut que le LNSP édicte des cahiers de charges sur les normes de production, le conditionnement des eaux en sachet et en bouteille avant leur mise sur le marché », suggère-t-il. L’enseignant chercheur pense que cela « permettra de délivrer des agréments et de prendre des sanctions contre les entreprises qui ne respecteraient pas les normes ».