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Assainissement : Dix communes rurales du Centre-Ouest bénéficient

Published on: 30/03/2021

Kèlè Tchinè est un projet visant à accélérer l'accès universel et durable à l'assainissement dans dix communes rurales de la région du Centre-Ouest du Burkina Faso.

Fonctionnaires pendant la réunion

Le mardi 23 mars 2021 à Koudougou, s’est tenu l’atelier du comité de pilotage du projet d’accélération de l’accès universel et durable à l’assainissement (Kèlè Tchinè) dans dix communes rurales du Centre-Ouest au Burkina Faso. Placée sous la présidence du gouverneur de la région du Centre-Ouest, cette rencontre vise à faciliter la concertation entre les parties prenantes sur l’exécution du projet.

L’eau c’est la vie, a-t-on toujours prôné. Cependant, l’un des enjeux majeurs de développement au Burkina, et particulièrement dans le Centre-Ouest, c’est l’accès adéquat aux services d’eau potable et d’assainissement. En effet, les statistiques nationales présentent un taux d’accès à l’assainissement de 19,7% en 2020 et 16,9% d’accès pour la région du Centre-Ouest.

Cela démontre que plus de ¾ de la population n’a pas accès à un assainissement adéquat. C’est fort de ce constat, qu’un consortium d’ONG composé de l’ONG Eau Vive Internationale, WHH, IRC et SOS Sahel a été suscité pour unir ses forces en collaboration avec les autorités locales afin porter un projet commun dénommé projet Kèlè Tchinè en langue lélé qui veut dire « l’hygiène de la concession ».

Irène Coulibaly

Le projet d’accélération de l’accès universel et durable à l’assainissement dans dix communes rurales du Centre-Ouest au Burkina Faso a pour objectif de faire le bilan de l’exécution du projet depuis son démarrage ; échanger sur les principales difficultés rencontrées et identifier des solutions pour améliorer la mise en œuvre du projet ; planifier les activités prioritaires de l’année suivante du projet. Il est financé par l’Union Européenne à hauteur d’un million cinq cent mille euros.

Notons que la cérémonie d’ouverture a connu la présence des autorités régionales et communales, dont entre autres, le gouverneur par ailleurs présidente de l’activité, Irène Coulibaly ; du secrétaire général de la région ; du président du Conseil régional ; des hauts-commissaires ainsi que les différents maires des communes bénéficiaires.

Tambi Pascal Kaboré, président AMBF

Dans son intervention, le président de l’AMBF régional, Tambi Pascal Kaboré, tout en souhaitant la bienvenue aux participants à cette session du comité de pilotage du projet Kèlè Tchinè, il précise que sa tenue constitue l’aboutissement d’un travail collectif et considérable entrepris depuis 2019 pour 42 mois. D’où son souhait de voir une implication de tous pour une réussite totale de l’activité.

Près de 170 000 personnes seront impactées directement par le projet

Selon Jean Philippe Jarry, directeur pays de l’ONG WHH et responsable du consortium, le présent projet pourra contribuer à améliorer durablement l’accès aux services d’assainissement en milieu rural en tenant compte de l’approche fondée sur les droits humains. Il ajoute que ledit projet permettra à terme de réaliser entre autres 4000 latrines et 4500 puisards et de réhabiliter 500 latrines au profit des ménages, de former et équiper 224 artisans locaux (maçons), de renforcer les capacités des populations des 112 villages sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement.

Jean Philippe Jarry, directeur pays de l’ONG WHH

A l’entendre, ce sont près de 170 000 personnes qui seront impactées directement par le projet à terme. Jean Philippe Jarry a terminé en invitant l’ensemble des participants à une ouverture afin de mieux cerner les défis pour la réussite du projet. Car, dit-il : « Je crois fortement qu’à travers une synergie d’action entre les différents acteurs, nous pouvons atteindre des résultats notables pour le bien-être de nos populations. »

De grosses dépenses en santé dues au manque d’assainissement

La présidente de la cérémonie, Irène Coulibaly, gouverneur de la région du Centre-Ouest, avant de lancer officiellement les travaux, elle a souligné que le manque d’hygiène et d’assainissement est l’une des principales causes des maladies dites du péril fécal, principale cause de décès chez les enfants et les personnes âgées. Elle précise que les dépenses liées au manque d’assainissement sont estimées à plus de 10 milliards de FCFA par an pour les soins en santé selon les statistiques de l’OMS. D’où, selon elle, l’urgence d’éradiquer ce phénomène qui hypothèque le bien-être des populations ainsi que son développement socio-économique.

Comité de pilotage du projet

Aussi, elle précise que la mise en œuvre du projet Kèlè Tchinè permettra d’atteindre l’objectif de la politique gouvernementale à travers son Programme national d’assainissement des eaux usées et excréta (PN-AEUE) qui vise à assurer un assainissement durable des eaux usées et excreta d’ici 2030. Tout en réitérant son engagement à les accompagner pour l’aboutissement du projet, Irène Coulibaly a invité les participants à des échanges francs qui puissent lever les zones de blocage et qui pourront leur permettre de repartir plus déterminés sur le terrain pour la mise en œuvre des activités restantes du projet.

Il faut noter que les communes concernées par le projet Kèlè Tchinè sont Niabouri, Silly, To, Poa, Ramongo, Sabou, Sourgou, Ténado, Bougnounou et Kassou.